Une loi sur le pot?
23 avril, 2009
Dans cet article, on apprend que les Conservateurs veulent imposer, via un projet de loi, des peines de prison pour certaines “infractions” liées au pot (et autres drogues).
S’il était adopté, le projet de loi C-15 créerait entre autres des peines minimales de six mois pour quiconque ferait pousser de un à 200 plants de marijuana dans le but d’en faire le trafic. Le projet vise à punir et décourager les producteurs, trafiquants et importateurs de toutes les drogues.
«Ça peut être la personne qui ne fait pousser qu’un seul plant pour se faire 30$», a lancé Rick Norlock, un député conservateur et ancien policier ontarien, en exprimant son soutien à l’initiative du ministre. Mais, a-t-il ajouté, «les criminels commencent petit».
Dois-je comprendre que la personne qui fait pousser un plan pour sa consommation personnelle n’aura pas de sanctions? Si c’est le cas, tant mieux. On parle quand bien même juste d’une plante!
De toute façon, t’as beau éduquer ton jeune en lui disant que la drogue c’est mal, at the end of the day, le jeune est libre de ses actes et faut arrêter de les prendre pour des abrutis qui ne savent pas juger par eux-même.
Sur ce, je vous laisse sur ce petit vidéo des Francs Tireurs, dans lequel on apprend que la dope, c’est taxable!
Réflexions sur la manif
16 mars, 2009
Tout le monde a entendu parler de cette manifestation inutile qui a eu lieu en fin de semaine pour « dénoncer » la brutalité policière. Je crois qu’on peut tous dire que tout cela était absurde et contre-productif. On s’entend tous l’a dessus.
Maintenant que c’est dit, une question m’est venue en tête en pensant à tout ça.
Ça n’a absolument aucun rapport avec la manif, mais supposons que je marche en direction du dépanneur et que je suis témoin d’une arrestation un peu musclé. Mettons qu’il y a trois policiers qui maintiennent un gars au sol et qui, pour le « calmer », lui donnent trois ou quatre bons coups de matraque derrière la tête. Mettons qu’il s’agit clairement de brutalité policière…
Que fait-on?
On parle pour parler, là, mais qu’est-ce qu’on fait quand on est témoin de ça?
OK, je ne connais pas toute l’histoire, c’est vrai, mais devant moi ya un gars qui se fait tabasser par trois policiers. Je peux porter plainte, d’accord, mais ça c’est après que tout ça se soit passé.
Je n’ai aucun téléphone cellulaire ou appareil photo sur moi au moment où ça se produit. Je fais quoi, je reste planté là à regarder ce qui se passe? Je continue mon chemin en ignorant la scène devant moi?
J’interviens et je m’interpose?
Qu’est ce qu’on peut faire?
La nature humaine
25 février, 2009
Avez-vous remarqué que la nature humaine semble toujours associée aux bas instincts et aux mauvais comportements? Si par exemple, on parle de politique, il va toujours y avoir quelqu’un pour s’exclamer que tous les politiciens sont des voleurs, des manipulateurs et des bandits.
Et là, inévitablement, quelqu’un d’autre va dire :
— bah, c’est comme ça. C’est la nature humaine…
Qu’est-ce que ça veut dire, exactement? Que tout le monde naît manipulateur, voleur et crosseur?
Ça me fait penser aux chrétiens qui croient que tout le monde naît pêcheur. Lire : mauvais et prompt à faire le mal. Alors, le petit bébé innocent qui vient de naître est lui aussi un pêcheur. Un jour ou l’autre, sa nature humaine prendra le dessus et il commettra inévitablement des gestes interdits par Dieu.
Eh ben…
De la belle bullshit, tout ça.
Moi je vois la nature humaine comme synonyme de liberté. L’humain est libre de choisir et donc, dire qu’il est fondamentalement mauvais est faux. Au contraire, il est fondamentalement libre. Pas la même chose du tout!
Il est libre de redonner le 20 $ qui vient de tomber de la poche d’une madame dans le métro, ou de le garder. S’il le garde, on dira :
— Ouais ben c’est la nature humaine…
Mais s’il redonne le 20 $ à la madame, qu’est-ce qu’on dit?
Si voler fait partie de la nature humaine, alors être honnête en fait partie également.
J’ai très mal au travail
20 février, 2009
Voici en 6 parties un excellent documentaire de Jean-Michel Carré à propos du travail.
Un petit synopsis:
“Le travail : obscur objet de haine et de désir”
Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail.
Depuis plus d’un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu’entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s’épanouit ou craque.
Vive la crise!
13 février, 2009
Vous le savez, la crise économique est partout dans l’actualité. Chaque semaine, les mises à pied s’accumulent et de plus en plus de gens se retrouvent au chômage.
C’est mon cas.
Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de penser que tout ça est bénéfique. C’est une occasion en or de se remettre en question, tant au niveau individuel que collectif.
The paradox of our time in history is that we have taller buildings but shorter tempers, wider Freeways , but narrower viewpoints. We spend more, but have less, we buy more, but enjoy less. We have bigger houses and smaller families, more conveniences, but less time. We have more degrees but less sense, more knowledge, but less judgment, more experts, yet more problems, more medicine, but less wellness.
We drink too much, smoke too much, spend too recklessly, laugh too little, drive too fast, get too angry, stay up too late, get up too tired, read too little, watch TV too much, and pray too seldom.
We have multiplied our possessions, but reduced our values. We talk too much, love too seldom, and hate too often.
We’ve learned how to make a living, but not a life. We’ve added years to life not life to years. We’ve been all the way to the moon and back, but have trouble crossing the street to meet a new neighbor. We conquered outer space but not inner space. We’ve done larger things, but not better things.
We’ve cleaned up the air, but polluted the soul. We’ve conquered the atom, but not our prejudice. We write more, but learn less. We plan more, but accomplish less. We’ve learned to rush, but not to wait. We build more computers to hold more information, to produce more copies than ever, but we communicate less and less.
These are the times of fast foods and slow digestion, big men and small character, steep profits and shallow relationships. These are the days of two incomes but more divorce, fancier houses, but broken homes. These are days of quick trips, disposable diapers, throwaway morality, one night stands, overweight bodies, and pills that do everything from cheer, to quiet, to kill. It is a time when there is much in the showroom window and nothing in the stockroom. A time when technology can bring this letter to you, and a time when you can choose either to share this insight, or to just hit delete…
- Georges Carlin.