Il y a un très bon billet sur le blogue de Michelle Blanc à propos du P2P, BitTorrent et de la consommation des médias sur internet. Ce que j’aime particulièrement dans ce billet, c’est qu’elle démontre clairement à quel point les diffuseurs Canadiens n’ont pas la moindre idée comment utiliser le web comme plate-forme pour distribuer leurs produits.

Ma réflexion est que le piratage n’est pas seulement stimulé par l’aspect « gratuité ». Ça joue beaucoup, évidemment, mais le problème est qu’il y a une demande énorme pour du contenu, mais presque aucune offre qui soit raisonnable et flexible. Du côté illégal, Bittorent me permet de télécharger gratuitement des épisodes de Lost en HD, sans DRM et sans pub. Rien qui ne soit pas possible d’implanter dans un équivalent légal. Toute la techno nécessaire existe et le consommateur est prêt à payer!

Aux États-Unis, l’iTunes Store engrange des millions en profit, tout comme Netflix et Amazon Video. Ces services sont même disponibles sur des petites boîtes qui se connectent au téléviseur et qui permettent de regarder des films, des séries télés et d’écouter de la musique sur demande. C’est ça l’avenir!

Avec le web, les entreprises n’ont pas le choix de suivre la vague et de s’adapter, sinon le consommateur va aller où c’est le plus avantageux pour lui. That’s it. C’est ce qui a chamboulé l’industrie du disque et c’est ce qui arrive en ce moment à l’industrie du cinéma et de la télévision.

Dans l’allée des produits nettoyants, à l’épicerie, on s’est tous retrouvé face au dilemme suivant: prendre le Monsieur Net “normal” et polluer l’environnement en toute connaissance de cause, ou opter pour un produit “vert”, légèrement plus chère, mais biodégradable et beaucoup plus écologique.

Humm…

Sacrament! Quel sorte de choix est-ce que c’est ça?

Pourquoi est-ce qu’en 2009 il y a encore des produits qui ne sont pas biodégradable?

Je ne comprend pas la décision d’une compagnie qui continue d’offrir un produit polluant. Comon, un moment donné faut décrocher de ses manuels de business school et agir avec le gros bon sens! Que tu sois le PDG multimilliardaire d’une méga corporation ou livreur de pizza, on est tous sur la même planète, ya aucune séparation entre nous. On a aucun intérêt à continuer de polluer comme on le fait.

Est-ce qu’il va falloir qu’on aille tous le cancer et que nos enfants naissent avec 3 yeux et 4 bras pour comprendre?

Si vous pensiez que les Big Pharma oeuvraient pour le bien commun, détrompez-vous. Un article paru dans le Columbia Spectator affirme que les compagnies pharmaceutiques ont refusé, au milieu des années 90, de financer des essais cliniques pour un traitement contre le diabète de type I. Traitement qui avait complètement guéri la maladie sur des souris en utilisant des cellules souches. Pour citer directement l’article:

 Weissman implied that the pharmaceutical companies had put profit over principle, preferring to keep diabetes sufferers dependent on costly insulin than to cure them once and for all.

Pas besoin d’avoir la tête à Papineau pour déduire que des traitements pour plusieurs maladies graves ont été trouvés, mais que les Big Parma à grands coups de brevet et de menace de poursuite ont étouffé tout ça. C’est beaucoup plus payant de vendre de l’insuline aux diabétiques, au lieu de commercialiser un traitement qui va les guérir complètement! 

Voilà une industrie qui profite de la maladie au lieu de la guérir. De toute façon, c’est pas comme si on le savait pas… La société au complet est malade et la mafia pharmaceutique en profite au maximum! Les PDG et actionnaires de ces compagnies là sont tout simplement mort de rire. Ils savent que même si le peuple est informé que toute l’industrie fait sont cash sur le dos des malades, les gens vont continuer de prendre leur tites peulules… 

Il va falloir se réveiller les amis.

Je vais vous avouer quelque chose, il y a des fois où je suis jaloux d’une idée. Le genre d’idée que tu aurais aimé avoir. Ça vous est sûrement déjà arrivé, non?

C’est le cas de Threadless, une compagne de T-shirt. En apparence bien banale, Threadless à un modèle d’affaires tout simplement génial. Tellement simple en plus! 

Threadless ne produit aucun design de T-shirt. Au contraire, tous les designs sont créés par des artistes indépendants. L’artiste soumet son design à la communauté et c’est celle-ci qui choisira, en votant, si le design sera imprimé sur un T-shirt. Threadless remet 2000$ en argent à l’artiste si son design est sélectionné. Tout le monde est gagnant! Dans la langue de Shakespear, on appelle cela du crowd sourcing où c’est la communauté qui décide quel produit sera fait. Un modèle d’affaires génial, car le produit sélectionné est assuré de bien se vendre.

La loi de l’offre et de la demande réinventée! Je vous l’ai dit, c’est du génie!

En plus, Threadless, ça marche fort. Des ventes de 18 millions et des profits de 6 millions en 2006. Pas mal pour une compagnie de T-shirt fondé par deux college dropout.

Dans un prochain billet, je vais tenter d’explorer un peu où on s’en va avec internet, le crown sourcing et l’entreprise 2.0. C’est un sujet qui déclenchera beaucoup de passions! ;)

À suivre!